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    Articles4 – L’ogre de Dana

     

     

     

                « Ecoutez la voix d’Amergyn ! La tribu des gens de Dana est ici ! Souvenez-vous de la bataille de Mag Tured *…

    - Ils furent vaincus par les Milésiens ! Leurs armes magiques ne leur furent d’aucune utilité !

    - Les fils de Mil Espaine ont gagné l’Ile d’Erin. Mais ne croyez pas que les Danann aient fui. Souvenez-vous de la seconde prophétie : ils sont toujours là, invisibles, cachés dans nos forêts, au fond des grottes et derrière les collines, dans les lacs, les rivières et les torrents et jusqu'au faite des vieux arbres. Ils habitent maintenant la Sidhe, la montagne enchantée, et peuvent changer le sort de chacun d’entre nous à volonté ! 

    - Fadaises ! Les Dieux ont vaincu les forces du Chaos et nous avons vaincu les Dieux ! 

    - Ton impudence, Jarlath, te fait oublier la mort de l’enfant ! Encore une ! La nuque brisée, alors qu’elle n’avait que quelques heures de vie !

    - Un accident ! C’est un accident !

    - Et quel accident peut faire mourir ainsi un nouveau-né dans ses langes ? Non, Jarlath, il y a eu la volonté de tuer d’un être humain ou d’un Danann… Tu le sais bien.

    Amergyn le sage descendit de l’estrade d’où il parlait aux villageois. Personne, non, personne n’aurait voulu tuer cette enfant. Son père était un paisible pêcheur et sa mère une fille de Lug. Pourquoi les esprits des Danann attaqueraient-ils le village ? Amergyn décida d’aller trouver la Bansidh, la magicienne qui parlait aux Danann. Il l’annonça aux quelques villageois qui le suivaient et aux parents éplorés de la petite Muirgheal. Jarlath saisit fortement le bras du sage :

    - Je t’accompagne. Tu ne peux approcher la Sidhe sans protection. Je t’aiderai à trouver la Bansidh.

    - Soit. Nous partirons à l’heure du Soleil levant, demain.

                Amergyn, le druide, était le lien entre les Dieux et les Humains. Son pouvoir auprès du Roi lui ordonnait cependant la prudence. La mort de la petite Muirgheal ressemblait trop à ce que les Danann pouvaient faire. Le réveil des Dieux était bien cruel en Britannia. Kerwyn la druidesse de l’Est lui avait déjà signalé le décès de trois autres nouveau-nés. Il priait pour que les Dieux n’aient pas envoyé le Cythraul…

     

    Jarlath et Amergyn partirent pour l’est, à la recherche de la Bansidh. Elle vivait près de la Mai Dun (actuelle Maidenhead), et la route était longue depuis Aquae Sulis (actuelle Bath, UK). Ils rencontrèrent de nombreux Romains, simples citoyens, légionnaires ou riches patriciens. En bonne intelligence, les Tribus et les Romains se côtoyaient, se supportaient, évitaient les conflits. Au nord, les murs d’Antonin et d’Hadrien, érigés un siècle plus tôt, avaient limités les raids Pictes. Seuls les érudits et les druides pouvaient transmettre encore le souvenir de Boadicée, la reine légendaire.

    * Note : l’ère de Magos Turatiom (ou ère goïdélique-gaëlique) débute en l’an -1871 et est basée sur la mythique bataille de Mag Tured. (Mythologie celtique)

      

    Lorsque les Romains avaient massacré les druides et son époux, le roi des Icènes, elle s’était levée contre Rome. A Londinium (Londres), sa révolte avait fait 70 000 morts chez les Romains mais elle fut vaincue par Paulinus qui massacra 80 000 Bretons. Amergyn eut une pensée émue pour la reine guerrière qui mit fin à ses jours devant Londinium et une autre, amère, pour les Romains.

    Le druide et le guerrier s’arrêtèrent enfin non loin de la Mai Dun et prirent du repos dans une auberge. Aux tables de la taverne, hydromel et cervoise coulaient à flot et les rires gras des soldats rendaient Jarlath et Amergyn méfiants.

                Un homme se leva, resta un instant immobile à les observer, puis se dirigea d’un pas ferme vers eux. Sa toge était ornée et semblait être tissée de coton et de soie. Ce n’était pas un simple citoyen. Les deux Bretons se jetèrent un coup d’œil entendu et attendirent.

    - Es-tu un faith* ? demanda le Romain en s’adressant à Amergyn.

    Après un silence, Jarlath répondit :

    - Nous sommes des voyageurs.

    Ignorant Jarlath, l’homme continua :

    - Je sais que tu es druide. Nous avons besoin de toi.

    Jarlath et Amergyn se regardèrent. Sans un mot, le druide se leva et fit mine de tourner les talons. Le bras puissant du Romain le retint, déclenchant une réaction immédiate de Jarlath qui brandit haut son coutelas vers la gorge de l’homme. Les trois soldats qui l’accompagnaient et suivaient la scène se précipitèrent et la taverne échappa de peu à une échauffourée.

    - Je ne veux que te demander ton aide, magicien, dit le Romain en repoussant la lame du guerrier celte.

    D’un signe de la tête, Amergyn apaisa Jarlath et se rassit, invitant le Romain à en faire autant. Jarlath et les soldats se calmèrent.

    - Que nous veux-tu, Romain ?

    - Une malédiction pèse sur notre ville.

    - Une malédiction ? N’est-ce pas le rôle du Seigneur tout Puissant de vous en protéger ?

    - Le Seigneur a abandonné notre ville.

    - Pourquoi t’adresses-tu à nous, Romain ? Notre route fut longue et épuisante.

    Le Romain se pencha en avant et saisi fermement l’avant-bras du druide, réveillant la hargne de Jarlath. Il chuchota plus qu’il ne parla :

    - Tu es le seul, ici…

    - Nous sommes venus rencontrer Kerwin, la druidesse. Elle est la Bansidh, elle peut vous aider.

    - La magicienne de la Mai Dun ? Elle est morte ! On l’a retrouvée aux nones de Martius*, la nuque brisée et crucifiée sur la colline.

    - Morte ?

     

     

    * Faith = devin

    * Nones de Martius = entre le 2 et le 7 du mois de mars

     

    Amergyn était soudain plus intéressé par l’histoire du Romain. Que s’était-il donc passé ? Pourquoi les Romains semblaient-ils si effrayés, au point de demander de l’aide auprès des druides ? Dire qu’ils avaient fait tout ce chemin pour rien…

    Le Romain continua :

    - Elle est venue il y a quelques temps pour examiner les corps des enfants. On ne s’est pas inquiétés, au début. La ville est riche, dirigée par le légat Tiberius Caelius Aper. Mais lui-même, maintenant, implore le pardon du Seigneur et en appelle à la magie des druides.

    - De quels enfants parles-tu, Romain ?

    - Mon nom est Gaius Fulvius Metellus. Les enfants morts. Il y en a presque cent maintenant.

    Jarlath pensait que le Romain portait bien son nom de « Fulvius », avec ses cheveux rouges mais les enfants morts le ramenèrent à la petite Muirgheal. Amergyn demanda à voir les corps. Une heure plus tard, Metellus et les soldats escortèrent les deux Celtes pour entrer dans la ville Romaine.

                Il y avait plusieurs mois déjà qu’un mal inconnu frappait la ville. Les enfants à peine nés mouraient, la nuque brisée, sans qu’aucun indice ne puisse donner un semblant d’explication. La magicienne celte avait parlé des Danann, de la malédiction qu’ils avaient envoyée sur les Romains. Amergyn savait que le mal était partout en L’ile de Britannia, chez les Celtes et chez les Romains.

    L’épouse du légat devait accoucher sous peu, et grande était l’angoisse de l’ambassadeur de Rome. Il reçu lui-même le druide et le guerrier, les suppliant d’empêcher le massacre de sa descendance.

    - Je ne peux rien promettre, Romain. Nous souffrons du même mal dans nos villages. Les Dieux nous punissent, leur volonté est grande de punir les humains, et ne peut être défaite. Dès que le travail commencera, laisse-nous assister ton épouse, laisse-nous essayer de combattre le mal.

    - Sauvez-le.

    - La Bansidh est morte d’avoir voulu se lever devant les Dieux, Amergyn… dit Jarlath. Allons-nous risquer notre vie pour ces… romains ?

    - Les Danann ne font pas de différence. J’ai le devoir d’intercéder auprès des Dieux. Je dois au moins essayer… Tu peux partir.

    - Je reste. Je reste pour toi et pour notre village.

                Le lendemain, l’épouse du légat Tiberius Caelius Aper entra en couches. Elle donna le jour à un petit garçon, que l’on nomma Lucius, « né avec la lumière », celle de l’espoir certainement. Le travail des sages-femmes accompli, l’enfant fut placé dans une chambre fermée, non loin de sa mère, surveillée par quatre centurions. Amergyn et Jarlath, assistés de Metellus et d’un soldat, restèrent au chevet du petit garçon.

     

                A l’heure où la nuit est la plus noire, une ombre encore plus ténébreuse envahit la chambre. Les quatre hommes terrorisés furent alors témoins de la terrifiante apparition de la déesse Macha, une Danann tuée par les Humains. Sa voix terrible se fit entendre dans une langue que tous comprirent sans la connaitre :

    « C’en est fini de vous monstrueux humains ! L’œil maléfique de votre chef Balor n’est plus ! Nous ne tolèrerons plus la peste humaine ! »

    Enveloppant l'enfant de son ombre, elle le souleva et lui infligea une torsion mortelle. Le petit corps sans vie retomba dans ses langes, la nuque brisée. De son souffle vengeur, la déesse frappa les quatre hommes qui ne purent se défendre et périrent impuissant face à la colère des Dieux. Nul témoin ne pourrait parler, nul humain ne pourrait jamais comprendre…

     

     

                La déesse frappa encore puis, lasse de voir que les humains persistaient dans leur volonté de procréer et multiplier leur race sur les Terres perdues par les Dieux, elle regagna la Sidhe. Mais pour combien de temps ?

     

     

    1912. Alfred H. Cocks, précautionneusement, étiqueta et répertoria la dernière des 97 petites boites. Les tout petits os ne pesaient pas bien lourd sur l’étagère de l’archéologue, et cette boite rejoignit les autres sur l’étagère.

     

    2010. Le Buckinghamshire's County Museum à Aylesbury retrouve les petites boites sur les étagères poussiéreuses. Quatre-vingt dix-sept petits corps de nouveau-nés, la nuque brisée sont là, qui attendent depuis dix-huit siècles.

    Les archéologues ne comprennent pas. Le cas est très inhabituel. On fini par retenir la plus humaine des explications possibles : la villa de Yewden était une ville de garnison, où les prostituées officiaient largement. Les nouveau-nés étaient donc fréquents et indésirables, on les supprimait simplement…

     

    Il n’était pas question ici de la vengeance d’une Déesse assassinée par un Humain…

    Evidemment.

     

     

     

     

     


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  • Articles            Norris accueillit le légiste et l’équipe de la Police Scientifique avec un réel soulagement. Il en avait vu des morts, dans sa carrière de lieutenant, mais celui-ci avait quelque chose d’indéfinissable qui le pétrifiait. La demi-heure qu’il passa seul avec le cadavre avait fait remonter ses terreurs d’enfant à la surface : peur du monstre caché sous le lit, peur dans le noir – la chambre n’était éclairée que par une lucarne au-dessus de la table où gisait le mort – sentiment de ne pas être seul…

    Le docteur Lhote enfila ses gants et approcha du cadavre.

    - Salut Norris ! Et bien, l’est pas frais le gars ! lança-t-il en ajustant ses lunettes.

    - Les pupilles sont dilatées. Lividités mobiles…  les muscles des membres supérieurs sont raides… les jambes sont encore souples. Norris ?

    - Oui ?

    - On peut le mettre sur le lit maintenant ?

    - Allez-y, tout est fait.

    Le légiste tournait autour du cadavre sans le toucher, ou très précautionneusement. Il se baissa plusieurs fois pour voir de plus près les yeux, la peau, les mains. Il fit un prélèvement buccal, observa encore les ongles crispés sur la table. D’un geste, il demanda aux hommes en combinaison blanche de déplacer le corps.

    - Je me demande… On a… température ambiante : 16°c. Et il est ? 11h37. Température interne du corps… 24°c.

    Finalement, Lhote autorisa ses hommes à empaqueter le cadavre pour le transporter à la morgue.

    - Quand est-ce qu’il est mort ? demanda Norris.

    - Difficile à dire. Fait pas chaud ici, et l’air est plutôt humide, donc le corps a pu refroidir plus rapidement. Je peux dire qu’il est mort il y a plus de trois heures et moins de 8 heures, d’après la rigidité cadavérique.

    - Ce qui nous amène à cette nuit, après trois heures environ.

    - L’autopsie en dira plus.

    Benton, enfoncé dans son fauteuil, regardait d’un œil distrait sa série TV préférée.

    Son esprit était ailleurs. Il ferait des recherches pour retrouver cette affaire des « yeux », outrepasserait ses droits encore une fois et demanderait de l’aide à ses collègues de Paris. Cette histoire étrange lui laissait un arrière-goût amer. Son regard se posa sur le cahier posé près de lui. Il en sortit les pages volantes et les tria un peu. Il s’arrêta sur autre récit, intitulé : « De l’autre côté »

     

                Le cadavre de la chambre de bonne reposait à présent au frais, dans un tiroir de la morgue de l’hôpital Sainte Lucie.

    A cette heure avancée de la nuit, plus personne ne travaillait là, et le seul éclairage venait des faibles veilleuses électriques.

     

    Quand l’ombre apparut, suintant des murs, glissant sur le plafond et le sol, elle absorba toute lumière sur son passage.

    Seuls les occupants des tiroirs furent les témoins muets du phénomène, et ils ne parleraient jamais.

     

    Mais, qui peut dire jamais ?

     

     

     

     


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  • "Le vide-grenier d’Aulny-la-Chétive avait eu lieu comme chaque année le second dimanche d’août. La chaleur accablante était à peine tempérée par la bière et des relents de friture poissaient l’air raréfié par vagues. Tout le village avait sorti ses plus belles vieilleries et ses plus vieilles beautés. A vendre. A acheter. Issues des tréfonds des histoires familiales ou indésirables babioles non mémorables… Les rues se sont couvertes de bric-à-brac, de livresques paperasses, de couleurs, de poussière et l’odeur moisie des greniers semblait incongrue au grand air.
    Pierre avait installé sa table de camping et son siège pliant près de la fontaine, au centre de la place du marché, accessoirement parvis de la petite église romane. Son trésor de poussiéreuse crasse fleurant le bon vieux temps était étalé au soleil, attendant le généreux acquéreur qui lui redonnerait vie. Quatre grands pas le séparaient du vieux bonhomme installé en face de lui. Pierre avait beau réfléchir, il ne lui semblait pas avoir déjà vu cette trogne-là dans le village. Taciturne, les yeux tristes, les joues soumises mollement à la gravitation et le cheveu rare et filasse, le vieillard fixait Pierre sans le voir. A six heures du matin, lorsque Pierre avait soigneusement préparé son échoppe, l’homme était déjà là. Raide et muet, il ne respirait guère la joie de vivre.
    Si l’attitude du bonhomme lui donnait l’air d’un misanthrope contraint et forcé de côtoyer les humains, l’assortiment de sa « boutique » n’en était pas moins étrange. Il n’avait qu’un seul objet à vendre, unique et désolé, posé devant lui sur une grossière couverture sans couleur : une poupée..."

    A suivre...
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  • "Jean-Pierre Léoteau, photographe pour le Daily News, est revenu du Pendjab il y a un an. Il y avait fait un séjour de quatre mois à quelques kilomètres au nord-est de Chandigarh, à Kalka, afin d’illustrer les recherches du Professeur Bastian concernant les effets de l’industrialisation sur la flore locale.
    A Kalka, sa chambre, louée au vieux Radjani Singh, se trouvait au deuxième étage d’une petite maison carrée. Sa fenêtre donnait sur une sorte d’atrium, et regardait l’intérieur d’une petite cour. Il n’y avait que peu de lumière qui entrait chez lui, car la cour était sombre et fermée.
    Du jasmin grimpait désespérément vers le ciel, cherchant de l’air, de la lumière. Il avait fallu plusieurs jours à Léoteau pour se rendre compte qu’il s’agissait de deux arbres distincts, étroitement enlacés, dans de tendres et végétales caresses.
    Il eut la chance, durant ces quatre mois, d’être le témoin de la floraison de ces arbres. Un parfum délicat, des fleurs douces et fragiles apparurent un matin, éclairant et embaumant la chambre du photographe. Évidemment séduit par la délicatesse des deux arbres prisonniers, il avait pris de nombreux clichés. Il lui semblait que les volutes végétales étaient encore plus tendres, adoucies par la finesse et la pureté des fleurs. Il ne se lassait pas d’être enivré par leur parfum et passait de longues heures à sa fenêtre, la nuit tombée, quand les effluves florales étaient les plus puissantes.

    Lorsque, un matin, il fut réveillé par des coups répétés venant de la cour, il se leva brutalement et se précipita à la fenêtre. Il fut alors le témoin malheureux de ce qu’il avait pressenti en une fraction de seconde au réveil. Le brave Radjani, coiffé de son éternel turban bleu de Sikh, s’acharnait à abattre un des deux arbres.

    Secouées de spasmes terribles, les branches encore fleuries s’accrochaient désespérément à l’autre arbre, qui semblait resserrer son étreinte sur le malheureux condamné. Dans un mauvais anglais, Radjani cria à Léoteau qu’il fallait faire de la place, que deux arbres, s’était trop pour une si petite cour, que cela mangeait la lumière…

    L’arbre se mit à gémir sous les coups, puis à crier et finalement termina son agonie en hurlant..."

    A suivre...

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  • "...Le Gert de cinquante deux ans déambulait à présent dans les salles quasi désertes de l’immense bâtiment. Ses pas résonnant sur le parquet rythmaient lentement la nostalgie qui émouvait l’homme. Ses mains, nerveusement, fouillaient les amples poches de son trench. Son cœur se serra lorsqu’il pénétra dans la grande salle où était organisée une exposition d’œuvres récentes. Il était dans l’ancienne salle des peintres du XIXe siècle.
    Si longtemps après, il savait, il avait toujours su, que Griselda avait été son grand Amour. Il ne l’avait jamais revue. Qu’était-elle devenue ?

    Il approcha d’une toile différente des autres.
    L’ensemble de l’expo était très gai, moderne, lumineux, et cette toile détonnait dans l’ensemble. Il émanait de cette toile étrange tant de tristesse… Si l’on avait pu peindre un sanglot, cette toile en aurait été le chef-d’œuvre…

    Gert eu cette impression qu’il était arrivé au terme de sa visite. Ce dimanche matin, son passage au musée avait été jusque là une visite de la galerie privée et secrète de Gert. Un musée qu’il croyait oublié. Ce qu’il y avait vu l’avait rendu triste, à l’image de son long trench, toujours mouillé.

    Et cette toile…
    Tout à coup, il revint à la réalité culturelle de l’exposition et il s’intéressa très particulièrement à ce tableau sombre.
    Plus qu’une peinture, c’était une vision. Un personnage éthéré, d’une tristesse infinie, écartelé entre deux univers, tendait désespérément une main vers le visiteur. ..."

    A suivre...

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