• HUMEURS - Jeudi matin, 1OH30...

    Articles... ou les 20 minutes qui ont décidé de ma journée.

    Décor:
    Une terrasse en plein soleil, dans une petite rue commerçante de Metz. Solitude et ennui.

    Action:
    Le défilé proposé est étrange: pas très coloré, ni triste ni gai, dans le devoir perpétuel. Devoir dû au patron, devoir dû aux convenances, devoir dû à l'anonymat salvateur... C'est le devoir dû à l'apparence qui prédomine semble-t-il.

    On parle peu, ou pas.
    On ne rit surtout pas, ce n'est vraiment pas à la mode!

    L'heure du rendez-vous approche. Mon café tiedit lentement. J'adore les spéculoos, mais là, je n'ai vraiment pas faim. Quel gâchis...

    Un autre coup d'oeil à la rue qui passe.
    Tiens! Celui-ci porte un chapeau doré et promène une casserole. Une vraie. Bien! Ca me plait! Il casse un peu le devoir, au moins en surface, au premier regard.

    La serveuse trottine sur ses talons cherche-pétrole et salue, chantante, deux nouveaux clients.
    Les deux jeunes gens sont sourds et muets. S'ensuit une conversation surréaliste et gestuelle. La serveuse parle avec condescendance, comme s'ils étaient des bébés, ou des idiots.

    Papy, à la table voisine de la mienne, se bat avec son pâté lorrain. Il était déjà très surpris d'y trouver de la viande. Il semble regretter que dans ce pays exotique, on fourre les petits pains au chocolat avec de la viande... Il n'ose rien dire, jette quelques coups d'oeil à la dérobade et se force à manger.

    Les deux stars du show-biz de 16 ans qui suçotaient un Coca se sont un peu énervées en parlant de cette conne de prof qui les fait ch... en cours, puis ont quitté leur table pour aller profiter du soleil ailleurs.

    Je ne m'ennuie plus du tout.
    Je ne sais pas si j'aime ce spectacle de la vie de tous les jours, ou s'il me fait horreur.
    C'est l'heure de mon rendez-vous.
    Je ramasse mes affaire, je salue Papy qui me répond poliment la bouche pleine et je quitte mon siège de spectateur pour entrer en scène à mon tour.
    Je souris en pensant que je défile maintenant, parce que je me dis que marcher dans la rue peut suffire à changer l'humeur d'un spectateur inconnu.

    Conclusion: Pourvu que je le fasse rire!

    « Dédicace le 19 juin à MetzREVENANCE - 11 septembre 2002 »

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  • Commentaires

    4
    nemovogt Profil de nemovogt
    Dimanche 2 Mai 2010 à 22:11
    Hey Zakonuts! Salut à toi et merci de t'être arrêté par ici!
    Je traine parfois mes chaussettes du côté d'Avignon (je suis addict au Chateauneuf du Pape, mais c'est un secret... chut!) 
    3
    nemovogt Profil de nemovogt
    Dimanche 2 Mai 2010 à 22:09
    Merci Pierre! Toi, je sais que tu vois... tu l'écris si bien!
    2
    Dimanche 2 Mai 2010 à 21:13
    La vie est un spectacle, pour peu que l'on prenne le temps de la regarder vraiment... Merci pour cette petite tranche de vie... On en redemande !
    1
    Dimanche 2 Mai 2010 à 20:57
    Salut Némo! fais-moi signe si tu promènes ta nonchalance et ta tendresse en Provence, j'ai une ordonnance à te faire signer pour ma soeur ;o)
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