• Paysage orange.

    Il a neigé. Le ciel est comme une chape unie, lourde et orange. 

    La ville oscille entre l'obscurité et le scintillement de ses toits;

    Des nuages invisibles quelques flocons sont encore balbutiés et hésitent longtemps avant de choisir leur point de chute. 

    L'air est vif, coupant et pur. 

    Il semble que la ville orange ait déchiré le voile gris et poussiéreux qui l'habillait il y a encore quelques heures pour prendre un vêtement de nuit coloré et frais. 

    Demain, la fête sera terminée et la ville aura fait fondre ses habits de scène pour pleurer des larmes boueuses.

    Mais... Qui sait? 

    Peut-être que le soir venu, la ville orange nous refera son show! 

    (à suivre)

     


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  • L'humanité est malade. Elle ne sait plus quelle est sa place dans l'écosystème de la planète, elle ne sait plus qu'elle est un animal social, et elle se répand comme un virus incontrôlable.

    Sa croissance trop rapide en fait une véritable menace. Elle crée un déséquilibre dont elle refuse de prendre conscience.

    Le problème ainsi généré est très grave, car il ne peut trouver de solution satisfaisante.

    Si l'on observe les comportements individuels, on constate que l'intelligene bouillonne et est incroyablement productive. Si l'on se recule pour observer le comportement des groupes, on constate une forte appartenance au mode de société hiérarchique.

    On constate également une lutte permanente au sein des groupes pour obtenir la tête de la meute. 

    Les comportements redeviennent alors primitifs, vulgaires, issus de la mémoire anté-humaine.

    La confrontation de l'intelligence évidente et de ce comportement vulgairecréé un chaos dont l'humanité souffre.

    En observateur externe, on peut voir l'humain comme un animal qui aurait perdu la sagesse de son espèce, remplacée par une intelligence débridée et mal gérée. 

    Que s'est-il passé?

    Par quel étrange phénomène l'homme est-il passé à côté de cette grande chance et immense responsabilité qu'est cette intelligence dont il est si orgueilleux? 

     

    L'humanité est malade de son intelligence. 

    Elle est mourante de son pouvoir. 

     

    quel Dieu adolescent irresponsable a-t-il pu ainsi s'amuser à donner le pouvoir à une espèce aussi indigne?

    (à suivre...)

     Je vous avais bien dit que Lola était cynique... Mais ce n'est pas le seul de ses traits de caractère que vous lirez ici. 

    A bientôt pour d'autres petits mots de Lola...


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  • Les trois types de rencontres ont été définis par J. Allen Hynek qui étudia les OVNI pour le gouvernement US. Le premier type est visuel, le deuxième se caractérise par des traces matérielles. Une rencontre du troisième type met en présence physique un terrien avec les extraterrestres.

     Articles

    Je vais vous raconter deux anecdotes. Je m’amuse à parler de rencontres du premier type, parce qu’aucune autre définition n’est aussi parfaite, sans sous-entendre évidemment qu’il s’agit d’un contact avec une civilisation extraterrestre.

    Chronologiquement, les deux événements se sont déroulés en 1970 et en 1980.               

    1970 :

    Si ma mémoire des faits est très précise, la date est un peu floue. Je me souviens que c’était un vendredi 13, qu’il était environ 19 heures, et qu’il faisait déjà nuit. Mon père ayant eu un accident, je me souviens parfaitement de l’année. La seule date qui corresponde est le 13 février 1970, et j’avais donc 9 ans.

    Nous habitions alors une petite ville de Lorraine, sur la frontière luxembourgeoise. Audun-le-Tiche est posée au creux d’une cuvette et bordée sur les hauteurs par des forêts et des champs. Notre appartement était juste au bord de la cuvette, tout en haut de la ville, et seulement 15 mètres séparaient la fenêtre de ma chambre de la forêt. C’était un bloc de 2 étages, à 2 entrées avec 6 appartements par entrée. Ceci pour donner une idée de la hauteur et de la longueur du bâtiment. La forêt s’écartait de l’immeuble en formant un V et laissait une bande de terrain triangulaire à découvert.

    Je marchais vers l’autre extrémité du bâtiment en le longeant. A droite, la forêt, proche d’environ 15 mètres, s’écartait donc de plus en plus de moi. A ma gauche, la hauteur de l’immeuble coupait brutalement le ciel. Il faisait nuit noire.

    Lorsque je suis arrivée à peu près au milieu de la résidence, j’ai été immobilisée brutalement par une vision fantastique. Une gigantesque lumière est arrivée de ma droite, a frôlé les arbres, ou du moins, c’est l’impression que j’ai eue, est passée sans un bruit au dessus de ma tête et a disparu, cachée par la hauteur du bâtiment.

    Je suis restée immobile pendant plusieurs secondes, stupéfaite, puis j’ai couru au bout de l’immeuble pour « le » voir encore dans le ciel, mais il n’y avait plus rien.

    Cette impression que « l’objet » lumineux frôlait les arbres était due à sa taille gigantesque. La seule comparaison que je pouvais faire à l’époque, était que ce « quelque chose » avait au moins la taille d’un terrain de football et venait de passer au-dessus de ma tête…

    Ce que j’ai vu a été très rapide, mais j’ai très bien vu cet objet. Il avait une forme ovale, pas comme un cigare, mais plutôt comme un calisson d’Aix. Il n’était que lumière, une lumière très blanche, électrique, avec en son centre une intensité extraordinaire.

    L’objet s’est déplacé d’est en ouest, sans le moindre bruit, sans déplacement d’air, ce qui me fait penser qu’il était peut-être bien plus grand que je ne l’imagine, car beaucoup plus loin que la cime des arbres.

    J’avais 9 ans, et quand je suis revenue en courant chez moi et que j’ai dit à mes parents ce que j’avais vu, ils m’ont gentiment dit de ne pas m’inquiéter, que j’avais certainement vu une étoile filante ! J’ai insisté pour leur faire comprendre que je savais très bien faire la différence entre une étoile filante et « ça », mais devant leur attitude, je me suis inclinée, me disant que personne ne pourrait croire à mon histoire. Si cela avait été un météore, une bonne partie de notre terre aurait surement changé d’allure cette nuit-là… et je suppose qu’on l’aurait su…

    Mon regret a toujours été d’avoir été si jeune à ce moment, car sinon, je serai allée faire une déposition au poste de police, et peut-être que j’aurais su si d’autres que moi l’avaient vu. Ce qui serait incroyable, ce serait que je sois la seule. J’ai déjà pensé faire une demande au poste de police d’Audun, pour faire une recherche dans les archives des dépositions, mais il y a toujours cette crainte de passer pour une farfelue.

    1980 :

    Juin. Un match de football que je regarde avec mon père dans le salon occupe la soirée. Nous habitons alors une maison individuelle dans un village sur les hauteurs de Thil, en Meurthe et Moselle. Il fait chaud, la grande porte-fenêtre est ouverte près de nous sur le balcon qui donne sur la rue.

    Une odeur de gaz nous a sorti de notre match. Une odeur qui est devenue de plus en plus forte, jusqu’à inquiéter mon père. Nous n’avions aucun appareil fonctionnant au gaz chez nous, mais mon père est quand même descendu dans son atelier pour tout vérifier, comprendre d’où ça pouvait venir. La fenêtre étant grande ouverte, on s’est dit que c’était peut-être une odeur qui venait de dehors. Mon père, ma mère et moi sommes donc sortis pour voir. Sur le balcon, je me suis tournée vers la droite, vers le sud donc. Et là, j’ai juste dit à mon père que la lune était « bizarre ». Lui m’a répondu qu’elle avait l’air tout à fait normal et qu’il ne savait vraiment pas ce qui pouvait provoquer cette odeur toujours aussi forte, même dehors. 

    Puis il s’est retourné vers moi et m’a dit : « Mais ce n’est pas la lune, ça ! Elle est de l’autre côté ! »

    C’est là que j’ai compris pourquoi elle me semblait « bizarre ». Au lieu d’un beau croissant, c’était une sorte de gros haricot (dans les proportions visuelles de la lune), jaune, lumineux comme la lune, qui était suspendu, immobile dans le ciel. En juin, la nuit tombe tard. Le ciel était déjà obscur, mais pas complètement noir. Nous sommes restés là, à regarder ce « drôle de truc » dans le ciel. Des voisins étaient aussi sortis et observaient le phénomène. Ma sœur alors âgée de 9 ans, jouait avec une amie devant la maison. Elles étaient cachées derrière une voiture pour regarder le ciel, effrayées.

    Le « haricot » s’est ensuite lentement modifié. De ce qui semblait être une de ses extrémités (?), un puis deux et enfin un troisième élément se sont détachés.

    Dans le ciel il y avait maintenant cette sorte d’objet et 3 autres plus petits, ressemblant à des boules, ou étant circulaires en apparence. Les 4 « choses » semblaient bouger, lentement, sans se déplacer, on avait cette impression que ce n’était pas immobile.

    Lorsque les 4 éléments se sont à nouveau réunis pour n’en former qu’un comme au début de notre observation, l’ensemble a disparut comme en s’éteignant progressivement.

    Nous avons observé ce phénomène pendant plus de 20 minutes, chacun y allant de son explication : Une sonde météo ? Un feu à l’horizon ? (la plus impossible des explications, car nous étions en plaine, c’était haut dans le ciel, et ça ne ressemblait pas à un feu) Une expérience militaire ? … et d’autres explications que vous imaginez bien.

    Là, je n’ai pas non plus fait de déposition, mais il y a encore beaucoup de témoins qui pourront vous en parler.

    En conclusion, je me demande… qui pourrait bien avoir envie de nous connaitre, nous qui sommes si primitifs dans nos comportements et certainement dans notre technologie ?

    Parce qu’il faut être honnête, si les lois de la physique sont les mêmes dans tout l’univers, il faudrait déployer une technologie autrement plus pointue que celle qui nous permet juste d’envoyer des sondes sans retour aux confins de notre petit système solaire, dans notre petite – quoiqu’extraordinaire : elle comporte un trou noir massif en son centre ! - galaxie…

    Et qui sommes-nous, parasites de l’univers, pour imaginer que notre « intelligence » soit LA référence ?

    Et que dire d’univers parallèles qui expliqueraient bien des phénomènes ?

    Je ne suis pas physicienne. Je ne peux rien en dire.

    Mais j’ai fait 2 rencontres du premier type.

     


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  • ArticlesJe rêve d’une nuit où

    La chaleur m’envahit

    Ou le frisson suit,

    Pulsation mouvante

    Dans le creux, là…

     

    La peau frémit

    La nuque se raidit

    Un peu,

    Moite.

     

    Dansez, dansez les doigts

    Jouez, jouez sur le clavecin des seins

     

    L’odeur de sa peau

    La douceur de sa peau

    La chaleur de sa peau

    Sa peau sur ma peau

     

    La vague vient

    S’en va

    Et revient

     

    Plus forte

     

    Tendre vers l’instant bouleversant

    Le refuser

    S’annihiler dans l’espoir

     

    Déesse de l’amour et de la guerre

    Chante ton pouvoir de vie et de mort

     

    Quitte la couche de l’humain

    Que tu auras fait Dieu

    Du bout de tes lèvres.

    Et inonde de vie l'infime éternité.


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  • ArticlesAu parfum des bruyères

    Se mêle le prénom d’Adèle.

     

    L’ai-je tant fait ce chemin,

    Le lendemain, dès l’aube,

    Lui donnai-je la main,

    A l’homme en pleurs ?

     

    Je le vois, dans mon livre d’enfant,

    Je l’entends, mon esprit naissant

    Au cœur de sa douleur.

     

    Sur la lande sauvage,

    Sur la Grande Ile,

    La bruyère à l’infini

    Me parle d’Adèle et de Victor.

    Heather.

    H.

     


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